Baru sera présent lors de notre Festival 2025

Nouvel invité prestigieux Baru, né en 1947, vient tard à la bande dessinée. Il débute en 1982 dans Pilote, avec des récits complets, et publie, deux ans après, Quéquettes Blues, qui lui vaut l’Alfred 85 du meilleur premier album à Angoulême et le révèle au grand public. En 1985, Dargaud publie La piscine de Micheville, suivi des deuxième et troisième volumes de Quéquette Blues. En 1985 et 1987 paraissent, chez Futuropolis, La communion du mino et Vive la classe. Il réalise alors pour l’Echo des Savanes Cours camarade, puis Le chemin de l’Amérique (Alph’art du meilleur album 1991 à Angoulême, coécrit avec Jean-Marc Thévenet, dont la réedition paraîtra mi septembre 98 chez Casterman), publiés en 1988 et 1990 par Albin Michel.
C’est en avril 1995 qu’il publie L’autoroute du soleil chez Kodansha, puis chez Casterman en septembre. Cet album se verra couronné du Prix des libraires spécialisés et de l’Alph’art du meilleur album 1996 au festival d’Angoulême.
Le 31 janvier 2010, il reçoit le Grand prix de la ville d’Angoulême pour l’ensemble de son œuvre. Un documentaire intitulé « Génération Baru », réalisé par Jean-Luc Muller, est projeté lors de ce même festival.
Le thème le plus récurrent de son œuvre est la classe ouvrière, et plus particulièrement celle de l’est de la France et des immigrés italiens. « Les années Spoutnik » en est un très bon exemple. C’est une œuvre partiellement autobiographique des enfants d’immigrés dans les cités ouvrières de Lorraine dans les années 1950.
De 2020 à 2022, il continue l’exploration de ce passé dans une véritable autobiographie, la trilogie « Bella Ciao ».